Catharina - Tome IV de la saga Filles des Lumières
Le tome IV de Filles des Lumières est consacré à Catharina, sœur cadette de Marinella.
La jeune femme s’est illustrée, au cours des trois précédents romans, en tant que capitaine corsaire au service de sa majesté Mohammed III du Maroc.
À 18 ans, Catharina rêvait de faire carrière dans la marine. Or, au XVIIIe siècle, seul un homme peut faire partie d'un équipage et seul un aristocrate est autorisé à commander un navire. Toutefois, pirates et corsaires admettent des femmes à bord. Par une ironie du sort, c’est une razzia des corsaires barbaresques dans le port d’Ajaccio qui donne sa chance à la jeune fille. Emmenée prisonnière pour être vendue sur les marchés aux esclaves d’Afrique du Nord, elle réussit à séduire le capitaine du navire. Elle le convainc de la garder à bord et de l’initier à l’art de la navigation et du combat. À force de travail et de ténacité, Catharina gravit les échelons jusqu’à ce qu’ayant fait ses preuves et acquis le respect de l’équipage, elle accède au cercle de commandement. Sur son lit de mort, le capitaine la désigne comme son successeur.
Dans ce nouveau roman, Catharina a quitté la course et œuvre désormais
pour la Principauté de Monaco où sa mission est d’assurer la protection des bateaux de commerce, à bord de son navire-escorte. Ses missions l’entraînent dans les eaux tumultueuses de l’Atlantique, sillonnées par la flotte britannique, ennemie jurée de la France.
En escale à Saint Malo, la jeune femme fait connaissance avec Erwan d’Arbanville que l’audace et l’irrévérence de la dame déconcertent.
En vente en librairies et sur le site des Éditions du bord du Lot:
https://www.bordulot.fr/detail-filles-des-lumieres-catharina-500.html
Prix: 18€
Extrait: Combat singulier sur le pont d'un navire
Les deux équipages s’étaient mués en une muraille d’yeux rivés sur les duélistes. Les hommes de l’Al Saour, maîtrisés, attendaient l’issue du combat qui déciderait de leur sort. Erwan, dont la tâche de défendre les abords de la dunette n’avait plus de raison d’être, avait rejoint le cercle des spectateurs et suivait avec concentration chaque frappe des deux combattants. Marinella l’avait suivi.
– Va-t-on la laisser affronter seule ce monstre ? murmura-t-elle horrifiée.
– C’est son métier, Marina. C’est ce qu’elle fait depuis qu’elle a pris le commandement de ce navire.
Elle va devoir bientôt passer à l’attaque, raisonna Erwan, qui guettait la moindre faute dans le jeu d’Al Ghazi. Il la savait à l’affût de l’instant où elle pourrait passer à l’estoc. Soudain, un frémissement parcourut l’assemblée. Assad avait feinté, Catharina n’avait pas réussi à s’y soustraire et la pointe du sabre de l’assaillant lui avait entaillé l’arcade sourcilière gauche. Le sang jaillit et ruissela le long des mèches auburn. Le coup porté avait eu pour but d’éborgner l’adversaire.
– La brute ! siffla Erwan entre ses dents.
– Faites quelque chose ! supplia Marinella, horrifiée. Vous n’allez tout de même pas la laisser se faire massacrer !
– Impossible ! Je ne puis intervenir sans infliger une terrible blessure d’amour-propre à votre sœur. Je ne peux sauver sa vie qu’au prix d’une humiliation qui lui ferait perdre le respect de son équipage et porterait un coup irrémédiable à son autorité.
Catharina ne semblait pas affectée par le coup qui venait de lui être porté. Elle fixait imperturbablement le regard de son adversaire dans lequel elle lisait une cruelle jouissance. Elle savait désormais qu’il ne reculerait devant aucun coup bas et que le combat serait sans merci.
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